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PostPosted: Sun Jan 27, 2013 12:00 am
by escartefigue33
vac230Le changement obtenu après ces 50 (peut-être 70) heures s’est avéré plus important que ce que j’avais cru....
Nicola


Bonsoir,

Je suis émerveillé par la façon dont tu racontes ça....

Chez moi, ça change parfois d'un jour à l'autre, dans le bon ou le mauvais sens, un jour je trouve que c'est très bon, le lendemain ça peut être moyen ou même carrément mauvais au point que je stoppe immédiatement... et celà sans aucune intervention de ma part, pas besoin d'attendre 50 ou 70 heures...

C'est pourquoi je fais la conclusion que le plus mauvais maillon de ma chaîne, c'est moi et que ce n'est surtout pas un petit bout de câble qui va y changer quelque chose .
Cdlt,
Gérard

PostPosted: Sun Jan 27, 2013 12:00 am
by vac230
Bonjour à tous,

Je reviens sur le dernier épisode : le changement obtenu après ces 50 (peut-être 70) heures s’est avéré plus important que ce que j’avais cru, ce qui signifie que le précédent compte-rendu ne correspondait qu’au début du changement...

C’est dingue, comme si le son s’était soudainement libéré, avec des étincelles qui jaillissent, virevoltent et dansent allègrement. Avec une légèreté, une aération, une douceur, une transparence telles que c’est un spectacle sonore sublime. Un vrai choc sonore : la matière dense qui explose avec gaité !

Ce n’est pas la première fois que j’évoque une telle image colorée, qui pourrait heurter les esprits jansénistes ou... un peu retenus, mais hélas... c’est celle qui correspond le mieux à ce que j’entends. Chacun relativisera comme il le souhaite !

Le soufflé va un peu retomber, une fois encore, mais cela me fait vraiment plaisir... Miam, miam.

Si je franchis le seuil des 90-95 dB pour les enceintes, j’aurai peut-être droit au paradis. Euh... C’est par où pour obtenir le billet ?

Cordialement,

Nicola

Re: Recâblage de la liaison interne préampli-ampli

PostPosted: Mon Jan 04, 2016 5:17 pm
by vac230
Bonjour Francis et à tous,

Bonne année 2016 !

Mon ampli JLH 80W est devenu extrêmement musical :shock:, d'autant plus que le système audio a également largement évolué au cours de ces dernières années, et continue de progresser. Je peux encore travailler sur l'alimentation en remplaçant l'alimentation unique par deux alimentations complètes indépendantes basées sur le même schéma, et en séparant les fonctions des condensateurs. J'ai modifié légèrement quelques routages de la masse sur la carte d'alimentation, ce qui m'a permis d'abaisser le niveau du bruit de façon intéressante. Il s'agirait donc de combiner ici ces deux aspects.

J'aimerais rester pour ce projet particulier sur un ensemble compact, mais performant. L'idée est de garder dans un premier temps pour le condensateur de tête une valeur assez proche des deux condensateurs actuels (4700uF chacun) pour constater l'apport de la séparation en deux groupes de condensateurs par rapport à la configuration actuelle. La tension de service des condensateurs de l'alimentation est de 100V, donc avec moins de valeurs disponibles. Pour le condensateur de tête je pense au Vishay 056 que j'utilise avec grande satisfaction depuis plus de quatre ans et, pour le condensateur réservoir, à un ALS40 de 10000uF (un par branche), actuellement disponible. Est-ce que la capacité visée est trop faible ?

Je suis un peu dérouté (c'est le cas de le dire ;) ) par les points de connexion des alimentations sur la carte de l'ampli, comme vous pourrez le constater sur les schémas relevés à partir des CI: les tensions positives d'un côté et les tensions négatives de l'autre. L'alimentation est placée du côté droit de la carte d'ampli. Cela n'a certainement pas été dessiné ainsi par hasard: je pense par exemple à la longueur de certaines câbles... Mais je ne comprends pas la logique globale de cette implantation. Comment traiter les fils des tensions positives qui se situent à l'extrême opposé de la carte ? Comment torsader les fils en tenant compte de cette particularité ?

Cordialement,

Nicola

Re: Recâblage de la liaison interne préampli-ampli

PostPosted: Mon Jan 04, 2016 7:31 pm
by francis ibre
Bonsoir Nicola,

et bonne année 2016.

Pour bien faire il me faudrait le tracé des pistes et l'implantation des composants...
Il est probable qu'il y ait une piste de masse non loin du connecteur +55 V "puissance" : dans ce cas, tu peux installer un connecteur soudé à cette piste (oui il faut percer) et comme ça tu pourras câbler une paire torsadée "+55 - masse"...
Il faudra évidement une autre paire torsadée "-55 - masse" et tu auras donc DEUX fils de masse reliant la carte "alim puissance" à la carte ampli : boucle de masse assurée sauf si tu tires ces deux paires torsadées l'une contre l'autre, ou mieux... torsadées ensemble !

Même raisonnement pour les alims de la section préampli.

Et en passant, je jetterai un oeil à l'implantation, en particulier les points de masse des divers étages.

A bientôt
Francis

Re: Recâblage de la liaison interne préampli-ampli

PostPosted: Tue Nov 01, 2016 10:14 pm
by vac230
Bonjour à tous,

Plus de neuf mois se sont écoulés depuis ma décision de concrétiser le passage à deux blocs mono. Entretemps Francis a mis le doigt sur le routage imparfait des pistes de masse des cartes d’amplification ; après correction j’ai vu arriver de grandes masses d’air et le retrait d’autant de poussière, apportant transparence, lumière et clarté ! :shock: Ce n’est pas pour rien que Francis insiste tant pour que nous câblions la masse selon certaines règles !… J’ai pu conclure là, de la plus belle manière qui soit, une longue série de « petites » modifications entreprises avec un émerveillement grandissant depuis la création de ce fil 8-).

L’alimentation a été entièrement reconstruite en intégrant un filtrage en PI. L’idée était d’améliorer ses performances en conservant le design de l’époque : une tentative de restauration « intelligente » en quelque sorte. Après de nombreux essais de placement de tous les éléments d’un bloc mono à l’aide de chablons, j’ai finalement trouvé une disposition qui me convenait. Le circuit de démarrage en douceur (softstart) est celui qu’Elektor a publié en 1997, puisqu’il fonctionne parfaitement dans la version intégrée de mon ampli depuis plusieurs années. Chaque transformateur torique, un par canal, est de 300VA ; un condensateur de « compensation » X2 a été bien-sûr ajouté sur leur secondaire ! Les selfs de 2.2mH sont les petits modèles Mundorf suggérés par Jean-Marc Plantefève (merci à lui! :geek:). J’ai conservé mon choix initial concernant les condensateurs de tête, soit 2 x 4700uF 100V, soit la plus grande valeur de capacité disponible dans la série Vishay-BC 056 avec cette tension de service. Je me suis limité à deux condensateurs réservoir par canal pour des raisons d’encombrement, en retenant finalement le modèle 101 PHR-ST de 15000uF 100V du même fabricant. La disponibilité sur le marché a conditionné mon choix, sans compter le fait que la tension de travail, plus élevée que la moyenne, réduisait déjà le nombre de possibilités. Dans l’alimentation active j’ai changé uniquement les condensateurs en sortie, des Elna Cerafine, pour des Silmic II. Les premiers étaient très bons, malgré leur rendu « hall de concert ». Depuis quelque temps, ils sont difficiles à obtenir sous des tensions de 63 ou 100V et j’ai eu envie de voir si je pouvais obtenir de meilleurs résultats avec les seconds.

Pendant la seconde quinzaine du mois de juin, j’ai monté l’alimentation complète d’un canal. Comme vous pouvez l’imaginer, la tension dans mon corps est montée progressivement, à la manière d’un amplificateur à tube… :lol: Mon appréhension était évidemment en rapport avec l'investissement. Certains transistors très communs du montage original sont devenus au fil du temps moins faciles à trouver. Une destruction, même partielle du circuit d’alimentation, pouvait gêner considérablement la poursuite du projet. Heureusement, j’ai obtenu les quatre tensions indispensables au fonctionnement de la carte d’amplification, sans aucune fumée à l’horizon autre que celle de la pression désormais relâchée ;).

Ce réglage a été suivi quelques jours plus tard d’une écoute (en mono…) pour me donner une idée des performances de la nouvelle configuration d’alimentation et contrôler la température atteinte par le refroidisseur original. En enclenchant l’interrupteur secteur de l’amplificateur, j’allais découvrir le résultat de six années d’un travail assidu et mouvementé depuis ma première intervention sur le forum, ne sachant pas toujours si j’aurais le courage d’aller jusqu’au bout de mes ambitions :lol:. J’ai rodé l’alimentation pendant quelques jours, avec un son fluctuant, non stabilisé, qui ressemblait parfois à du carton-pâte. Après sept ou huit heures un peu frustrantes le résultat est devenu très bon. Une dizaine de jours plus tard, j’ai achevé le câblage du deuxième bloc, ce qui m’a conduit aux essais en stéréophonie. La surprise sera de taille…

Quelques mots sur la source : il s’agit d’un DAC « DIY » construit sur la base des excellents modules conçus par Tony ; ce convertisseur donne véritablement le ton en matière de rendu musical. Les essais ont été réalisés avec la sortie à AOP. Le reste de la configuration est inchangé, avec un filtre secteur « à la Francis » très efficace.

Le son est dans la même ligne que celui de l’intégré, ce qui paraît logique, mais est pourtant très différent. L’image qui vient immédiatement à l’esprit est celle d’une boule d’énergie à la fois ferme, dense, légère et claire. Des notes cristallines, une présence troublante, de l’air partout et de la transparence à souhait. Les réverbérations ont le temps de se développer dans l’espace, qui s’ouvre largement dans toutes les directions et prend forme de façon réaliste. Les plans sont propres, aérés et très définis, sans caractère chirurgical. Les basses sont légères, avec de l’impact. Il y a à la fois une grande douceur et beaucoup de dynamique 8-). Inutile de dire que j’ai été subjugué par les performances subjectives atteintes, où tout devient plus « vrai » !

En doublant l’alimentation, le hum agaçant présent sur l’une des voies, dont je n’arrivais pas à me débarrasser, a définitivement disparu. Ouf ! Cela apporte une sensation de plénitude que j’apprécie… Alors que la soirée est déjà avancée, on distingue un très léger bruit qui provient des gros transformateurs d’alimentation en fonction. A proximité immédiate (quelques dizaines de centimètres), cela me paraît tout à fait normal.

En acceptant d’admettre que les conséquences du bruit sur les qualités de silence pouvaient être bien plus lourdes que ce que j’imaginais, j’ai multiplié les chances de parvenir à un résultat proche de mes attentes. C’est pourquoi j’ai profité des derniers « coups de burin » sur l’ampli pour mettre au point les ultimes détails de la réalisation de mon transformateur symétriseur. Le lourd appareil entreposé dans un coin depuis de longs mois ne dormira plus très longtemps ! :roll:

Après avoir dégusté ces moments de découverte en double mono, une question a refait naturellement surface : quels condensateurs électrolytiques pour la carte d’amplification ? Lorsque je travaillais sur la version intégrée de l’ampli, Francis m’avait suggéré d’utiliser des Co136 pour faire face à la faible hauteur du boîtier, qui m’empêchait d’employer les Silmic II initialement prévus. Par rapport aux condensateurs d’origine, les Co136 de 470uF (C9, C11, C16 et C17) avaient transformé l’écoute de façon très positive en apportant rapidité et énergie, avec une couleur massivement « glacée », qui donnait une signature sympathique et originale ; la seule réserve étant que cette dernière était peu réaliste, surtout en double mono. J’ai donc remplacé tous ces électrolytiques, sauf C9, par les Silmic II en supprimant le découplage précédent, sur la base des expériences de Francis avec ces condensateurs particuliers.

Dans la foulée, j’ai préparé pour le montage définitif des câbles de sortie HP de même facture que les précédents avec un torsadage plus régulier réalisé à la visseuse. Les connecteurs HP, basiques, à 12 dollars, ont été remplacés par d’autres, de qualité supérieure. Le nouveau connecteur d’entrée, qui sera placé sous le refroidisseur externe, est insérable depuis l’intérieur ; la commodité que cela apporte est appréciable lorsqu’il faut intervenir à posteriori dans un endroit peu accessible. Je réutiliserai le câble interne d’entrée « à la Francis », celui par lequel mon projet de rénovation a commencé (voir le début de ce fil) ! Ce choix n’est pas tellement dû à des raisons sentimentales (quoique), mais parce que sa construction, assez soignée, m’avait demandé beaucoup de temps. Je n’avais pas lésiné sur la qualité du blindage, dont la couverture optique à 95%, devrait le rendre plus apte à passer à proximité du transformateur sans dégâts sur le signal...

Le refroidisseur étant celui de la version intégrée, je n’en possédais qu’un seul exemplaire. Cela aurait pu être la source de quelques tracas si je n’avais pas eu la chance de retrouver (vingt ans après !) le même modèle que l’original, qui est toujours fabriqué. Cela me permettra de reprendre les mêmes cotes de perçage, sans avoir à trouer davantage le profil en L sur lequel les transistors de puissance sont soudés ; il y a en effet d'autres trous inutilisés, qui correspondent peut-être à un autre modèle de refroidisseur. En outre, sa masse assez modeste n’alourdira pas inutilement la face arrière, tout en gardant, dans une certaine mesure, l’apparence discrète du kit original. Comme il s’agit de mon premier amplificateur monté en grande partie en « DIY », je n’ai pas cherché à me compliquer la vie avec ce refroidisseur… Il y a déjà tellement à faire !

Qu’est-ce que cela donne à l’écoute ? J’ai été immédiatement frappé par la couleur « bien noire » du fond sonore. Le raccourcissement des câbles d’alimentation (initialement de 1 mètre) après les essais initiaux joue éventuellement un rôle dans cette amélioration. Le spectre supérieur est beaucoup plus ouvert et lumineux, ceci sur une large bande de fréquences. L’image est remarquable, comme on le lirait dans la revue Diapason ;) , avec encore plus d’air, de légèreté et de clarté. Les instruments ont plus d’épaisseur et l’on distingue des microreliefs, qui rendent les timbres chatoyants, avec une belle texture. Le jeu des dissonances s’exprime désormais avec évidence et interpelle… ; les émotions surgissent et renforcent l’attention. Quelques quatorze heures plus tard l’image est devenue définitivement stable et équilibrée, sans empâtement, ce qui ne laisse plus la place au moindre doute sur les progrès obtenus. C’est nettement plus musical, vivant, et cela me plaît énormément ! Pour moi, cette version représente une étape importante dans l’évolution sonore de mon JLH 80W et de tout le système audio. Je ne suis pas loin de penser que John Linsley Hood aurait été enchanté s’il avait été présent. Aussi, j’ai hâte de monter les boîtiers définitifs et de fabriquer des cordons secteur adaptés :geek:.

En résumé, le filtrage en PI est effectivement un complément indispensable dans une alimentation existante, qui fait passer l’amplificateur dans une toute autre catégorie. J’ai dû faire un compromis sur la capacité de filtrage, mais il me semble acceptable dans le cadre de ce projet :|. L’inconvénient (mineur en regard du résultat) est que cette configuration prend beaucoup de place, d’autant plus qu’il y a ici deux selfs. Il faudra, en outre, trouver un emplacement adapté à ces nouveaux objets... En tout cas, la construction en double mono permet d’obtenir le meilleur rendu et libérera l’ensemble du montage des problèmes de chaleur lié à un espace confiné : le manque d’aération faisait monter la température interne du boîtier de l’intégré à des sommets préoccupants pour la durée de vie des composants, ce qui m’a incité à achever mon projet sans attendre davantage. La température du refroidisseur externe a évidemment chuté de moitié, un gain appréciable si l’on sait que dans la version intégrée je ne pouvais guère toucher les ailettes plus de quelques secondes.

Aujourd’hui, j’ai réalisé mon souhait d’obtenir (beaucoup) plus de réalisme sonore en évitant de tomber dans certaines habitudes véhiculées par la société de consommation, qui anesthésient notre propre pouvoir créateur et nous font perdre le goût de l’effort soutenu. Motivé par les améliorations initialement obtenues, j’avais cherché à faire de cette expérience un sujet d’apprentissages (bien au-delà de l’aspect technique) en allant même taquiner, pourquoi pas ?, le matériel haut-de-gamme du commerce, inabordable. Les objectifs que je m’étais fixés ont été largement atteints, et j’en suis d’autant plus heureux que je n’arrivais guère à imaginer, au départ, comment j’y parviendrais. Je remercie Francis Ibre, qui m’a accompagné de façon magistrale pour aller vers ce à quoi j’aspirais, ainsi que ceux, qui ont partagé d’une manière ou d’une autre mon aventure avec le JLH80W et mes soucis électrotechniques. Il y avait du boulot, mais...

:D :D :D

Cordialement,

Nicola

Re: Recâblage de la liaison interne préampli-ampli

PostPosted: Mon Jan 02, 2017 11:29 am
by vac230
Bonjour à tous, et bonne année!

Les deux blocs mono étant maintenant terminés, j'ai réalisé le transformateur-symétriseur "à la Francis". Allié au filtre secteur, il est d'une efficacité redoutable. Le niveau de transparence est devenu très élevé et de nombreuses duretés ont disparu :shock:. Il sera très difficile de revenir en arrière...

Mon nouveau préamplificateur à transistors est désormais en service dans mon installation 8-). Les explications de Francis dans son livre sur l'apport des transformateurs d'entrée ligne m'ont convaincu de les essayer. J'ai installé en sortie du préampli deux Lundhal LL1690 restés inutilisés après le passage à deux blocs mono. Je n'ai pas chargé leur secondaire afin d'avoir une première idée de leur fonctionnement. La masse de chaque transfo (pin 3) a été reliée par un câble séparé à la masse centrale du préampli, au point de connection entre terre et masse.

J'ai été très surpris par les nombreuses améliorations dévoilées dès la première écoute :shock:. Les silences sont plus prononcés et les microdétails émergent en cascade. Le haut du spectre est très ouvert, clair et rempli d'air. Les réverbérations sont plus naturelles. L'espace est plus facile à visualiser et à décrire. Il y a de la matière, les plans se restructurent. Le caractère de la pièce jouée ou le dialogue entre les musiciens (qu'ils soient instrumentistes ou chanteurs) est mis en évidence, sans mise en avant. Un enregistrement un peu "ennuyeux" devient vif et agile. Les sensations sont multipliées... Quelque instrument en arrière plan qui semblait très lointain ou inexistant se profile plus facilement dans l'ouverture de la scène. Cette dernière est plus haute, avec une diminution de la sensation de tassement. Il me faudra de la patience pour faire le tour de ces transformateurs (même s'ils ont un faible volume) :lol: !

Quelques défauts ont été également observés: le haut du spectre est sec (violons par exemple) et s'accompagne d'une brillance excessive (clavecin, flûtes). J'entends un peu de résonances dans le bas-medium. L'image semble déséquilibrée, avec un medium vaguement coincé entre le haut et le bas. Après quelques heures d'écoute, on se rend surtout compte des défauts dans le haut, ce qui ne signifie pas qu'en bas tout est devenu parfait...

Je suppose que cela est dû au fait que les transformateurs ne sont pas chargés correctement :geek:. Comment procéder pour régler cela, sachant que je n'ai pas les instruments pour le mesurer ? Mon souci est aussi de trouver une plage d'utilisation qui ne me condamne pas à utiliser un seul amplificateur (à transistors). Est-ce possible ? Une explication sur le circuit de charge (2 résistances et 1 condensateur d'après la fiche de données de Lundhal) serait aussi la bienvenue!

Autre problème: un clac sec et bruyant surgit dans les enceintes lorsque j'allume le préampli. Un clac identique a été entendu trois fois, chaque fois de façon isolée, en quelques jours, au cours des sessions d'écoute. Avant la mise en place des transformateurs Lundhal, il n'y avait pas de bruit intempestif.

Cordialement,

Nicola

Re: Recâblage de la liaison interne préampli-ampli

PostPosted: Mon Jan 02, 2017 7:21 pm
by francis ibre
Bonsoir Nicola,

meilleur voeux pour cette nouvelle année ! ;)

Des claquements ? si ça ne se produisait pas avant la mise en place des transfos, alors il faut croire qu'il y a une masse qui "flotte" pour un des appareils... lequel ?
(le transfo ouvre une liaison de masse...)
Il va falloir sortir le multimètre et mesurer la tension AC entre châssis de chaque appareil (boite métal) et la terre : il devrait y avoir zéro !

Charge des LL1690 : fais confiance à Lundahl. La charge optimale est de 40 kO avec 7 kO + 400 pF en parallèle.
La valeur de 40 kO n'est pas critique, et l'entrée du préampli est probablement à 47 kO ce qui est correct.
Par contre, le réseau RC avec 7 kO + 400 pF constitue une charge en HF, qui écrase la résonance haute et corrige la phase : il faut l'installer, sinon tu as une belle remontée en haut du spectre, ce qui apporte plus d'aération que nécessaire mais aussi une brillance excessive.
Et tu verras que lorsque l'aigu est correctement linéarisé, le grave bas-médium retrouve un équilibre correct !

Francis

Re: Recâblage de la liaison interne préampli-ampli

PostPosted: Wed Jan 04, 2017 12:54 am
by vac230
Bonjour Francis,

Merci pour ces explications détaillées, qui me permettent d'avancer! 8-)

Après une petite recherche, je peux dire que l'impédance d'entrée de mon ampli actuel est d'environ 56K. La plage d'utilisation à prévoir serait donc entre 47K et 56K.

Je regarde pour les claquements...

Cordialement,

Nicola

Re: Recâblage de la liaison interne préampli-ampli

PostPosted: Thu Feb 02, 2017 10:35 pm
by vac230
Bonjour à tous, bonjour Francis,

Voici la suite de la saga ;) des transformateurs Lundhal!

J'ai procédé à la mesure que tu avais suggérée tant sur les amplificateurs que sur le préampli (DAC déconnecté): pour ces appareils, le chassis connecté à la terre, j'obtiens 0V. Si je déconnecte le chassis (la masse y est reliée) de la terre, je mesure environ 53VAC (49VAC) et 60VAC.

J'ai contrôlé le câblage de la masse pour voir si un détail m'avait échappé. Je me suis aussi demandé si le claquement pouvait être causé par un courant DC: le préampli utilisant un AOP pour supprimer tout offset, il y a toujours un petit délai pour y parvenir. Le fabricant Lundhal m'a confirmé que ce transformateur est sensible au courant continu, comme cela a été déjà mentionné dans le forum. Si c'est ce qui provoque le claquement, je trouverais cela plutôt embêtant à cause de la magnétisation du noyau qui se produit.

Comme je ne me vois pas (encore) retirer ces deux transformateurs devenus rapidement indispensables (ils en font, de la musique! :shock:), j'ai remis l'ouvrage sur le métier. Ce claquement très bruyant n'est pas systématique, sauf en cas de démarrage à froid (après un jour par exemple) où il se produit 3 ou 4 fois sur 4. Il peut aussi se produire, très rarement, de façon isolée, au cours d'une écoute.

C'est ce qui m'a fait penser qu'il est éventuellement d'origine HF, malgré son bruit étrangement détonant. J'ai pensé au boîtier des amplificateurs. :idea: Tu ne pouvais pas savoir que mes blocs mono étaient encore ouverts sur le dessus... :oops: Le couvercle (ajouré) posé, il y a eu un changement: le claquement est devenu un bruit affaibli et peu perceptible. Peut-on le supprimer définitivement ?

Pour vérifier que ce n'est pas une coïncidence, je procède régulièrement depuis une semaine à une série de démarrages dans les conditions les plus défavorables. Voilà où j'en suis...

Cordialement,

Nicola

Re: Recâblage de la liaison interne préampli-ampli

PostPosted: Thu Feb 02, 2017 10:58 pm
by francis ibre
Bonsoir Nicola,

c'est donc bien un problème de masse.
Il va falloir le traiter de manière rigoureuse et systématique...

- pour chaque appareil, il faudrait que tu puisses au choix connecter ou non la masse électrique au châssis (masse mécanique) donc à la terre

- normalement, UN SEUL appareil du système devra avoir sa masse électrique référencée à la terre.
- et comme toutes les masses électriques des divers appareils sont RELIEES entre elles par les cordons audio, alors aucun appareil n'a sa masse flottante...
- et il n'y a aucune boucle de masse = aucun bruit

- Mais : avec des transfos de sortie ou d'entrée sur un des maillons, tu ISOLES les masses électriques de part et d'autre des transfos !
- tu te retrouves donc avec deux "zones" de masse, séparées...
- il faut que chacune de ces deux masses soit référencée : un appareil de la première zone (avant les transfos) doit avoir sa masse à la terre, et un autre appareil situé lui en aval des transfos, doit lui aussi avoir sa masse référencée à la terre, sinon elle sera flottante (parce qu'isolée par le transfo de liaison)

Francis